Bonnes Nouvelles pour Laodicée

Chapitre 5

Christ est plus près de nous que nous ne le pensons

Quand Pierre essaya follement de marcher sur l'eau et commença de s'enfoncer dans les vagues, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » (Mat. 14:30) C'est terrible de réaliser que vous êtes sur le point de vous noyer, mais c'est vraiment réconfortant alors de savoir que quelqu'un est près de vous pour vous sauver.

Nous ressemblons à Pierre et nous nous enfonçons dans les vagues du péché. Nous savons combien est fort le courant de fond qui nous entraîne dans un tourbillon et combien noires sont ces profondeurs. Nous n'avons pas la force de nous sauver. Ce sont les passions et les convoitises qui se cachent sous la surface dans nos coeurs. Souvent, nous disons ou faisons des choses que nous regrettons ensuite, mais avant de le reconnaître, nous sommes perturbés et notre culpabilité empoisonne notre bonheur.

Ressentiments, haines, convoitises que nous ressentons sans pouvoir les contrôler roulent sur nous comme sur les vagues de l'océan. Les habitudes, telles que la gourmandise, le tabac, l'alcool, les amours illicites se moquent de nous, comme étant insurmontables.

En 1985, un sondage auprès de 1,006 filles conclut : « Les filles ayant des convictions religieuses sont 86% plus désireuses d'arriver vierges au mariage que celles qui n'ont aucune conscience de Dieu. Cependant, les filles qui pratiquent une religion sont seulement 14% de plus que les autres susceptibles d'être réellement vierges au mariage.[1] Chaque année, plus d'un million de filles adolescentes sont enceintes; si cette tendance continue, 40% des filles de 14 ans, aujourd'hui, pour le moins, le seront deux fois avant vingt ans.[2] U.S. Surgeon General C. Everett Koop dit que 70% des adolescents américains sont sexuellement actifs, c'est-à-dire pratiquant la fornication. « Si vous dites que 70% disent non, ils rient. Et s'ils essaient de dire non, ils trouvent que c'est vraiment difficile. »

Il y a dans ce triste monde, des multitudes de gens qui souffrent désespérément, comme ce fut le cas de Paul. Sa complainte touche les nerfs à vif. « Je ne sais pas ce que je fais; je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. ... Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. ... Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Rom. 7:15-24)

Par ces mots, l'humanité tout entière crie au secours. Et le secours est beaucoup plus près que nous ne le pensons. Paul répond lui-même à sa question : Il parle d'un Sauveur qui est venu, très près de nous. Le scandale de près de 2,000 ans de christianisme apostat a placé ce Sauveur très loin de nous. Le message de 1888 est unique par le fait qu'il redécouvre sa proximité et aussi combien puissamment, Il peut délivrer des tentacules du péché le plus profond. C'est un message que le monde meurt d'envie d'entendre.

Le Sauveur vient dans toutes les voies où nous nous trouvons

Après avoir décrit son désespoir, comment Paul trouva-t-il une joyeuse espérance ? (Romains 7:25)

À quel point la délivrance du Christ concernant nos habitudes mauvaises est-elle complète ? (Lire Romains 8:1-2)

« Pas de condamnation » signifie acquitté vis-à-vis de tout reproche. La peur du jugement divin était suspendue au-dessus de nous toute notre vie. Nos sentiments dépendant du psychisme sont mauvais et défectueux, profonds et étendus. Mais « la loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ », laquelle « nous fait libres de la loi du péché et de la mort est combien plus profonde et plus étendue.

Un principe nouveau délivre des tentacules de la peur, de la culpabilité et du désordre moral qui ont asservi nos âmes très souvent depuis notre enfance. Le psychiatre ne peut réaliser en nous une élimination aussi profonde que cette « loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ ». Les erreurs et l'anxiété que notre famille ne peut nous aider à faire disparaître trouvent une guérison intérieure. « Car mon père et ma mère m'abandonnent, mais l'Éternel me recueillera. » (Ps. 27:10)

« Celui qui prend Dieu pour sa part d'héritage obtient une puissance travaillant en lui pour la justice et plus forte que la puissance des mauvaises tendances héritées, de même que notre Père céleste est plus grand que nos parents terrestres. »[3]

Quelle glorieuse réalité est révélée dans la présentation du Christ par Paul ? (Rom. 8:3-4)

L'intention de Paul est de présenter Christ comme étant parfaitement à même de résoudre le problème du péché, lequel plonge des racines profondes dans notre nature déchue. Une grande bataille se livre entre Christ et Satan et son issue témoignera si oui ou non cette aliénation peut être combattue dans une « chair de péché ». Satan, avec arrogance, déclare qu'il a trouvé quelque chose qui prouve que Dieu est injuste : le péché a pris des racines trop profondes dans notre nature déchue pour être vaincu. Et beaucoup de chrétiens sont d'accord !

Remarquez combien Christ est venu près de nous! Pour gagner la guerre, Dieu a envoyé son propre Fils dans une chair semblable à la chair de péché et condamna le péché dans la chair. Christ vainquit le Dragon dans son ultime refuge; le péché étant vaincu, il fut prouvé qu'il n'est pas nécessaire de susciter, dans le genre humain une nouvelle aversion pour le péché qui conduirait à son extirpation finale. Le mot « likeness » en Grec signifie identique, la même que. Christ fut pleinement Dieu et Il devint pleinement homme. Il construisit un pont qui enjamba le gouffre de séparation que le péché avait creusé, un pont avec des fondations qui atteignent les voies les plus profondes du caractère du plus faible des pécheurs perdu sur cette terre.

Pour quelle raison Christ peut-Il sauver chaque pécheur perdu sur cette terre ?

Lire Hébreux 2:9-18 et voir comment la proximité de Christ avec la race humaine le qualifie pour pénétrer dans le recoin de plus intime de notre psychisme, sépare de Dieu.

Christ fut-Il tenté comme le fut Adam, sans péché ? Ou fut-il tenté comme nous le sommes en tant que descendants d'Adam après plusieurs millénaires de péché ? (Hébreux 4:14-16)

Ceci est une merveilleuse bonne nouvelle ! Qu'importe combien profonde ou forte se présente la tentation. Christ fut tenté de la même façon « sans commettre de péché ». Et ce n'est pas tout. Ces paroles sont suivies de l'expression : « Par conséquent » : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » Sa chair semblable à la nôtre lui donne un accès pour condamner tout péché, le juger, prononcer une sentence contre lui, le détruire. Étant confiant en Lui, vous recevrez la victoire. Ne restez pas en arrière, timidement, pensant que vous n'y avez pas droit.

Certains disent que Christ ne pouvait pas être tenté comme nous le sommes, car de son temps, il n'y avait pas de télévision, pas de salon de thé, pas de vodka, pas de voiture de course, etc. ... Mais ce jugement superficiel dénie ce que dit la Bible. Chaque tentation vis-à-vis du péché est amorcée par notre amour du moi; aussi connaît-Il le chemin de l'attrait du péché. Sachant combien forte est cette tentation, il sympathise avec nous. Mais il y a plus, car une simple sympathie ne nous aide pas. Il est constamment occupé à nous sauver de la soumission à ces tentations. Approchons-nous avec assurance pour obtenir cette aide, non timidement, mais avec une prière de foi.

Notez cette insistance : quoique Christ vint tout près de nous et prit notre nature humaine dégénérée, Il fut malgré tout « sans péché ». Même par la pensée, Il ne voulait pas se soumettre au tentateur. (Jean 14:30) Il reste toujours cette « chose sainte » (Luc l:35). Le combat contre la tentation pécheresse fut si fort si dangereux qu'Il transpira des gouttes de sang dans son agonie. (Hébr. 5:7; 12:3-4)

La lutte pour soumettre votre volonté pour être crucifiée avec lui peut être très douloureuse : mais vivre la vie de résurrection avec Christ est plus facile que de vous épuiser dans un continuel combat « contre » le Saint-Esprit.

Voici une magnifique promesse pour ceux qui vivent dans les combats de la fin, dans ce temps de danger. (Apoc. 3:21) Qu'est-ce qui se trouve impliqué dans cette promesse ?

Le Seigneur sauve chacun, jusqu'à la fin des temps, même quand le péché et la tentation deviennent plus forts et plus séduisants qu'ils n'ont été jusqu'alors dans l'histoire du monde. Tandis que nous, humains, sommes plus faibles et plus susceptibles de tomber nous vient cette assurance : Nous devons vaincre mais pas par nos propres forces : « Comme moi-même j'ai vaincu. », voilà le chemin. Ceci ne veut pas dire que dans les derniers jours la réalité de Christ prenant notre chair de péché, déchue, devienne plus précieuse qu'avant. Sa victoire n'est pas seulement un exemple pour nous (un exemple est inutile si vous ne savez pas comment le suivre). Il nous rend capables de vaincre. Notre exemple devient notre Éducateur modèle. Christ s'identifie avec vous et vous vous identifiez avec Lui. Votre tentation devient Sa tentation, votre succès devient Sa victoire et votre chute devient Son anxiété. Vous êtes sous le même joug avec Lui et Il tire le poids le plus lourd. Votre travail est de rester avec Lui -- ne quittez pas le joug. (Mat. 11:28-30)

Christ sait que dans les derniers jours, Satan conduira des multitudes de gens dans les drogues, l'alcoolisme, le crime, la convoitise, l'enfant maltraité, l'homosexualité, la pornographie, la fornication, l'adultère et plusieurs autres tentations qui semblent irrésistibles. La brebis perdue s'est égarée de plus en plus loin de la Bergerie, comme jamais auparavant, mais le Bon Berger va aussi loin qu'il le faut, comme jamais auparavant, jusqu'à ce qu'Il la trouve. Ceci signifie que comme un divin psychiatre, Il sonde profondément le « pourquoi ? » de notre faiblesse au dernier jour et pourvoit à une pleine guérison.

Comment avec un plein succès sauvera-t-Il ceux qui ont sombré dans les vagues de la tentation des derniers jours ? (Jude 24; Apoc 12:17; 14:5, 12; 19:8)

Le secret de leur victoire n'est pas un programme de travail plus rigoureux qu'avant; c'est la découverte de la foi pure qu'avait connue la première génération du peuple de Dieu. Le message de 1888 déclare prophétiquement être « le commencement » de la découverte de cette foi. Celle-ci est basée au préalable sur une intimité, sur une sympathie profonde avec Christ, une appréciation sincère de son caractère, une contemplation de Sa croix; tout cela attendrira les coeurs durs comme le roc. Rien d'autre, si ce n'est un réel repentir vis à vis de Christ ne retiendra de tomber dans le péché. Égoïsme, peur de l'enfer, espoir d'une récompense dans le ciel, tout cela est secondaire et n'aura plus de valeur.

Notre inclination à pécher vient d'une profonde aliénation de Dieu et des autres et d'une profonde solitude. Comment Christ a-t-il aboli cette aliénation ? (Éphésiens 2:12-17)

Dans l'Église, il en est plusieurs qui avancent jour après jour, « sans espérance ni Dieu dans le monde ». Cette aliénation de Dieu, cause de notre profonde solitude, fut endurée par Jésus à la tentation et à la croix dans ses dernières heures. Personne n'a été si dépossédé d'espoir et de joie que Lui, quand Il cria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »

Ce fut dans cette heure finale de ténèbres totales de son âme que Jésus but notre coupe amère jusqu'à la lie. C'est ainsi qu'Il « goûta réellement la mort pour chaque homme ».

Avez-vous l'impression que le ciel est d'airain au-dessus de vous, la terre de fer au-dessous de vos pieds; personne ne se soucie de vous; il semble que le ciel a claqué la porte contre vous, rien d'autre devant vous que les ténèbres. Ce fut cela, précisément, que Jésus ressentit ... en sorte que vous n'avez pas à connaître cela. Vous pouvez Le remercier d'avoir enduré cette croix pour vous. Appréciez combien Il est près de vous !

Où pouvons-nous trouver la meilleure représentation de l'humiliation personnelle et de l'atroce douleur de Christ ? (Ps. 22:1-24; 69:7-21; Ésaïe 53:4, 6)

Dans cette heure noire, Il construisit ce glorieux pont au-dessus du gouffre béant de l'aliénation que le péché a occasionnée. Ce magnifique accomplissement est appelé « expiation » (the atonement : faisant un ceux qui étaient séparés : vous et Dieu). Cette aliénation est la raison fondamentale pour laquelle tant de jeunes recherchent des relations charnelles illicites. Leurs âmes sont affamées et vides de la réalité que seule la croix de Christ peut remplir. Les effrayer en leur parlant de grossesses, de maladies vénériennes, du sida, de l'enfer ne sert à rien pour les aider à résister à la tentation. L'espoir de récompense est également inefficace. De là, le grand nombre de jeunes filles « ayant une conscience religieuse » et qui succombent à la tentation. Avec le Sida s'insinuant partout, le monde réalise enfin que le péché est un suicide.

Le péché abondant a besoin d'une grâce plus abondante encore -- une révélation de la proximité du Sauveur, la conscience qui passe à travers l'esprit et pénètre au plus profond du coeur. Seuls ceux qui ont compris le sens de l'expiation finale peuvent réussir en présentant cette grâce aux jeunes. Le glorieux message de la justice de Christ vient à point pour faire face à tous ces besoins.

Depuis que Jésus vint si près de nous comment pouvons-nous aller près de Lui ? (Galates 2:20)

Beaucoup ont demandé : Comment puis-je arriver très près de Jésus ?

Le premier pas est de croire combien Il est près de nous; l'autre suivra tout naturellement : le coeur sincère apprécie la croix de Christ, s'identifie avec Lui. Que dit Paul : Que son « moi » est crucifié avec Christ, ce qui signifie son orgueil, sa volonté égoïste, son ambition, sa fierté dans ses propres réalisations, sa capacité personnelle. Cela ne veut pas dire que celui qui croit en Christ se traîne toujours dans la poussière. Son sens du respect de soi n'est jamais brisé. « Être crucifié avec Christ » signifie aussi « être ressuscité avec Lui ». « Néanmoins, je vis, mais non pas moi, Christ qui vit en moi. » Maintenant, chacun trouve son véritable respect de soi-même.
« J'avais mis en l'Éternel mon espérance
Et Il s'est incliné vers moi, Il a écouté mes cris
Il m'a retiré de la fosse de destruction
Du fond de la boue
Et Il a dressé mes pieds sur le roc
Il a affermi mes pas. »
(Psaume 40: 1-2)
Comment le message de 1888 reconnut-il la merveilleuse vérité du rapprochement de Jésus d'avec nous ?

Il y a une joyeuse Bonne Nouvelle dans ce message que plusieurs démentent aujourd'hui. Cela a toujours été le travail de Satan d'amener l'homme à penser que Dieu est aussi loin que possible. ... La grande erreur du paganisme est de penser que Dieu est très loin. ... Alors vint la Papauté ... et elle plaça Dieu et le Christ très loin en sorte que personne ne put les approcher. C'est une idée fausse de penser qu'il est si saint qu'il serait vraiment inconvenant pour Lui de venir près de nous et de prendre une nature semblable à la nôtre. En conséquence, Marie devait être immaculée et communiquer à Christ la nature humaine dans une innocence absolue. ...

« Si Jésus ne venait près de nous que dans une nature étrangère à celle de l'humanité, le chemin pour l'atteindre serait trop long. Or, nous avons besoin de quelqu'un "près de nous" pour nous aider, étant donné notre propre nature. C'est celle-là que Jésus prit. Il devint un avec nous. »[4]

Notes:
  1. Leslie J. Noukin, I Wist my Parents Understood, N.Y. Panguin.
  2. Time, 9 déc. 1985.
  3. Waggoner, The Everlasting Covenant, p. 66.
  4. Jones, Bulletin de la Conférence générale 1895, p. 311.