Le Pape prétend être le Vicaire du Christ, Son représentant sur la terre, prenant Sa place maintenant qu'Il est monté au ciel. Si cela était vrai, ce serait une très mauvaise nouvelle pour chacun de nous, car le Pape ne peut rien faire pour nous aider, ni pour moi, ni pour vous, autant que le salut est en cause. Il est loin de nous.
Jésus dit que son vrai vicaire sur la terre est le Saint-Esprit. Ceci est une bonne nouvelle parce qu'Il peut vous aider et m'aider, même plus que ne le pourrait Jésus s'Il était sur terre en personne. En fait, il est appelé l'Esprit de Christ. Il est le représentant de Christ, dépouillé des limitations physiques mais remplissant Ses fonctions à Sa place.
La Bible enseigne l'adoration d'un seul Dieu parce que les trois personnes de la Trinité sont une. C'est pourquoi, Jésus dit que quand le Saint-Esprit vient, c'est Lui qui vient, non pas de la même manière que lorsqu'Il reviendra sur les nuées des cieux, mais dans l'Esprit.
De même que Jésus est plus près de nous que ne l'admettent les enseignants du peuple, ainsi le Saint-Esprit, lui aussi, est plus près que nous ne l'avons pensé. Il est notre Ami, autant que Jésus l'était. Il est à nos côtés, essayant de nous tenir prêts à entrer dans le ciel, et non pour nous en éloigner.
Comprendre ce qu'Il fait, c'est percevoir une dimension plus profonde de l'Évangile comme une glorieuse Bonne Nouvelle. Le message de 1888 est clair.
Le Saint-Esprit, Vicaire de Christ
Comment Jésus nous annonça-t-Il la venue du Saint-Esprit ? Que signifie le nom qu'Il lui donna ? (Jean 14:16-18, 26)
a) Il est un autre consolateur, qui est son remplaçant. « Il est envoyé en mon nom, comme mon Vicaire. », dit Jésus.
b) Le mot consolateur vient d'un mot grec qui signifie : « Celui qui est appelé à venir et à s'asseoir à côté de vous pour toujours. » (parakletos : para, d'où vient notre mot parallèle et kletos -- celui qui est appelé) Deux rails de chemin de fer sont parallèles et restent toujours ensemble.
c) Il ne nous laissera jamais, bien que nous puissions l'affliger et le pousser dehors.
d) Comme Christ est la vérité (Jean 14:6), ainsi le Consolateur est l'Esprit de vérité. Quand nous rejetons la vérité, nous l'affligeons.
e) Verset 18. Nous sommes plus près de Christ aujourd'hui, par l'Esprit, que les douze apôtres ne l'étaient, il y a 2,000 ans, quand ils marchaient et parlaient avec Lui, personnellement.
f) verset 26. Il est maître, professeur et stimule notre mémoire.
Pourquoi Jésus devait-Il partir personnellement ? Comment le Saint-Esprit prouve-t-Il l'évidence de Son amour pour nous ? (Jean 16:7-11)
Verset 7. Si Jésus était resté sur terre personnellement et physiquement, Il aurait été notre Pape -- je parle avec révérence -- mais nous n'aurions pu avoir audience auprès de Lui qu'en allant vers ses secrétaires et qu'en attendant pendant des mois ou des années pour obtenir quelques précieuses minutes d'entretien avec Lui. Des millions d'êtres humains ne l'auraient jamais connu.
Mais par le Saint-Esprit, chacun de nous a un accès illimité à Christ comme si nous étions le seul être humain sur terre. Le Saint-Esprit est l'Esprit de Dieu, l'Esprit de Christ, tout le temps et partout. Il prend soin de 5 milliards d'individus sur la terre. Il est infini. Ainsi, Il accorde une pleine attention à chacun de nous. Tenez-vous dans les rayons éclatants du soleil; vous ne pourriez pas en obtenir plus si vous étiez la seule personne dans le monde.
Verset 8. Il prouve Son amour pour nous en accomplissant un premier travail : nous convaincre de péché. La douleur est une expérience désagréable, mais elle est une bénédiction. Le sens de la douleur protège notre corps de la destruction. La conviction de péché est douloureuse, mais il est tout aussi important de céder à cette conviction de péché que d'avoir un membre cancéreux enlevé ou guéri par une opération chirurgicale.
Versets 9-10. Si Jésus était près de nous personnellement, nous verrions nos péchés dans la lumière de Sa justice parfaite; nous serions comme Pierre qui s'écria : « Seigneur, retire-toi de moi car je suis un homme pécheur ! » (Luc 5:8) En l'absence de Jésus, le Saint-Esprit nous apporte la même conviction que celle de Pierre. C'est un travail surnaturel, car il n'est jamais naturel pour nous de voir combien nous sommes réellement « pécheurs ».
Verset 11. Mais le travail de l'Esprit n'est pas douloureux. Quand nous répondons à la conviction qu'Il nous apporte pour délaisser le péché, nous recevons la conviction joyeuse que Satan est vaincu et condamné. (Jean 12:31)
Lire Jean 16:13-15 et considérer le privilège d'être destinataire de ces bénédictions inestimables.
La seule raison pour laquelle l'Église est divisée et troublée par des vents de doctrines contraires, c'est que le Saint-Esprit est trop souvent affligé. S'il avait été bien accueilli, Il nous aurait guidés dans l'unité, dans « toute la vérité » et la grande commission de l'Évangile serait terminée. (Éphésiens 4:3-6, 12-15) Le message de 1888 était une partie de la promesse de Jésus.
La première et la dernière pluie du Saint-Esprit. Ayez clairement à l'esprit la différence entre la première et la dernière pluie. (Lire Jérémie 5:24; Osée 6:3; Joël 2:23, 24, 28-32; Actes 2:4, 16-21; Jacques 5:7, 8)
Le grand don du Saint-Esprit à la Pentecôte fut la première pluie. Il y a bientôt 2,000 ans, ce don a été une bénédiction puissante. Dans l'agriculture en Palestine aux temps bibliques, les premières pluies n'étaient pas suffisantes. Dans l'agriculture en Palestine aux temps bibliques, les premières pluies n'étaient pas suffisantes pour amener le grain à maturité et produire la récolte. La dernière pluie devait venir. Ainsi en est-il du travail du Saint-Esprit. Il doit y avoir une dernière pluie qui prépare le grain de Dieu pour la récolte. La récolte est la fin du monde et le retour de Jésus.[1] (Voir Mat. 13:39; Apoc. 14:14-15)
Nous avons attendu et prié pour ce don depuis si longtemps ! Quand cette promesse de la dernière pluie se réalisera-t-elle ?
E.G. White répond à cette question. C'était le « commencement » avec le message de 1888.[2] C'était aussi le commencement du travail du quatrième ange qui éclaire la terre de la gloire et le message puissant du salut nous délivrant du péché.[3] Dieu a tenu sa promesse. Il a été fidèle. Mais dans une grande mesure, « nous » (à travers nos pères) avons rejeté cette bénédiction. De même les Juifs prient encore pour la venue de leur Messie, mais le Seigneur fut fidèle en envoyant le vraie Messie il y a 2,000 ans. Ainsi, leurs prières pour la venue du Messie sont vaines. Ils ont besoin d'une expérience de repentance.
La Bonne Nouvelle que certains ne peuvent pas croire
Quelle sorte de bataille fait rage dans chaque coeur humain ? (Rom. 7:17-24)
C'est une erreur de conclure d'après ce passage que la défaite est l'expérience normale du croyant en Jésus-Christ. Lisez le passage où Paul introduit le Saint-Esprit comme réponse à ce problème. (Rom. 8:1-2)
« Marcher selon l'Esprit » signifie marcher avec Lui, le laisser nous tenir par la main. Une complète victoire est assurée. Il nous affranchit de la loi du péché et de la mort. Mais comment fait-Il cela pour nous ?
Le Saint-Esprit est-il un observateur passif de notre lutte contre la chair, nous accordant de temps à autre une petite aide, ou se met-Il Lui-même dans la bataille ? (Galates 5:16-18)
Après avoir lu attentivement ces versets, vous voyez ce que vous ne pouvez pas faire. Plusieurs lisent mal ce passage et le décomposent pour en faire la plus terrible mauvaise nouvelle qui soit. Ils concluent même que lorsque le Saint-Esprit lutte contre la chair, nous ne pouvons pas faire les bonnes choses que nous aimerions faire. Pouvez-vous imaginer quelque chose de pire que cela ?
Lisez encore attentivement ce texte : Parce que le Saint-Esprit lutte continuellement contre la chair, vous ne pouvez accomplir les choses mauvaises que vous suggère la chair, si vous consentez à marcher avec l'Esprit. La lumière est plus forte que les ténèbres; l'amour est plus fort que la haine; le Saint-Esprit est plus fort que la chair. Non, Il ne nous contraindra jamais, Il nous conduira.
« Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui te dira : Voici le chemin, marchez-y ! Car vous iriez à droite et vous iriez à gauche. » (Ésaïe 30:21) Joignez votre consentement à sa suggestion et à sa conduite. Dites-Lui « Oui ! » Paul ajoute au verset 18 de notre texte : « Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi. » Vous bénéficierez d'une bénédiction spéciale : le sentiment de reproche et de condamnation que vous éprouviez disparaîtra et aussi la peur égocentrique.
Vrai ou faux : Il est plus facile d'être sauvé que d'être perdu
Le message des trois anges d'Apocalypse 14 est « l'éternelle Bonne Nouvelle ». Comment Jésus veut-il que nous comprenions les mots qu'Il a employés : « facile » et « dur » ? (Mat. 11:28-30; Actes 26:14-15)
Notre Seigneur ne se contredit pas quand Il dit que nous devons nous efforcer d'entrer par la porte étroite. Il ne dément pas ce qu'Il a dit par ailleurs. Le mot « étroit » ne signifie pas « difficile »; il signifie que nous ne pouvons entrer que si nous nous dépouillons des bagages de l'amour de soi-même. Plusieurs refusent de le faire et ils seront perdus. Mais plus nous voyons clairement la croix de Christ, plus il nous est facile de prendre notre propre croix.
Lisez encore ces paroles attentivement : « Mon joug est facile. » Un joug joint deux boeufs pour qu'ils tirent ensemble. Ainsi, le Seigneur est avec nous, tirant par le Saint-Esprit et c'est Lui qui porte le poids le plus lourd.
Pourquoi est-il « dur » de regimber contre les aiguillons, comme le faisait Paul de Tarse ? Parce qu'il est dur de lutter contre le puissant pouvoir de l'Esprit. Les gens s'épuisent à résister à son attraction persistante.
Remarquez comment Ellen White est d'accord avec ces mots employés par Jésus.
« N'allons pas conclure cependant que le chemin qui monte est pénible et que celui qui descend est agréable. La route qui mène à la mort est semée de souffrances, de chagrins et de déceptions qui sont autant d'invitations à revenir en arrière.
» L'amour de Dieu a voulu rendre le chemin de la destruction pénible aux entêtés et aux insouciants. ... D'ailleurs, tout le long de la montée abrupte qui conduit à la vie éternelle se trouvent des sources de joie pour rafraîchir les pèlerins lassés. » [4]
Quelle Bonne Nouvelle encourageante trouvons-nous dans le message de 1888 ?
« Il ne peut être répété trop souvent que sous le règne de la grâce, il est juste et facile de faire ce qui est droit, comme sous le règne du péché, il est facile de faire ce qui est mal. Ce doit être ainsi car s'il n'y a pas plus de pouvoir dans la grâce qu'il n'y en a dans le péché, alors il ne peut y avoir de salut pour le pécheur. Personne ne peut essayer de servir Dieu avec quoi que ce soit d'autre que la puissance vivante et présente de Dieu qui fait de lui une nouvelle créature. ... Alors, le service de Dieu sera vraiment une « nouveauté de vie »; alors, on trouvera que son joug est « aisé » et Son fardeau « léger »; alors Son service sera accompli avec une joie inexprimable et pleine de gloire. »[5]
« Comme une abondante grâce est donnée à chacun, apportant le salut dans la pleine mesure de son pouvoir, alors si quelqu'un ne possède pas le salut infini, pourquoi? Évidemment, cela ne peut être que parce qu'il ne veut pas prendre ce qui lui est donné. » [6]
« Ce n'est pas vous qui avez à faire ce qui Lui plaît (au Seigneur). Mais il se fera que votre volonté deviendra là même que la Sienne. Vous n'avez pas à lire ou à écouter la Parole de Dieu et à dire : « Je dois faire ceci, je ferai cela. » Vous devez ouvrir votre coeur à Sa Parole de telle sorte que la volonté de Dieu s'accomplisse en vous. ... La Parole de Dieu elle-même le fera et vous devez la laisser faire. Laissez la Parole de Dieu habiter en vous. »[7]
À combien de peuples le Saint-Esprit est-il donné ? (Actes 2:17)
Dieu ne fait acception de personne. La dernière page de la Bible étant une invitation à tous, l'Esprit et l'Épouse disent : « Viens ! » (Apoc. 22:17) Le Saint-Esprit appelle les peuples dont nous pensons qu'ils sont dans un état désespéré. Beaucoup répondront, des hommes de Dieu honnêtes et vrais qui sont encore dans Babylone. Ils prendront la place de ceux qui abandonneront la dernière Église, lesquels avaient longtemps professé la vérité, mais l'ont rejetée dans leur coeur parce qu'ils se sont opposés au renoncement pour Christ que demande la croix.
Les anges et le Saint-Esprit coopèrent en retenant le dernier déchaînement des conflits et des plaies symbolisé par les quatre vents (Apoc. 17:l, 4). Vous ne pouvez pas conduire sur une route importante, en descente, avec sécurité, à moins que le Saint-Esprit n'empêche quelque fou de placer un obstacle devant vous. Le monde entier sera englouti dans une ruine pire que celle de Beyrouth, à moins que le Saint-Esprit ne retienne le Malin qui est sur le point de tout faire exploser.
Mais l'Esprit de Dieu est sur le point de se retirer de ce monde, non qu'Il veuille partir, mais parce que les hommes ont persisté à le chasser. « Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs. » (Hébreux 2:7-8) Le péché final contre le Saint-Esprit est impardonnable, cet ultime choix que font les hommes en le rejetant. Il plaide avec nous quand Il dit : « Voici le chenin, marchez-y. » Si nous rejetons sa condamnation du péché et Sa mise en évidence de la vérité dans notre mémoire, alors Il est affligé et s'en va pour toujours. Nous arrivons rapidement au choix final : faire toute la route avec le Saint-Esprit et être scellé pour la translation, ou faire le choix de le rejeter sans vouloir l'entendre. (Éphésiens 4:30)
Une seule chose est vraiment difficile, c'est de croire combien la Bonne Nouvelle est excellente. Notre bataille constante est celle-ci : « Combattre le bon combat de la foi. » L'homme est tellement tenu captif de l'incrédulité que rien ne peut rompre ces chaînes, excepté la vérité de la croix de Christ et la réalité du ministère constant du Saint-Esprit. Il est toujours le Vicaire du Grand Souverain Sacrificateur qui purifie le sanctuaire céleste.
Notes: