Messages à la jeunesse

Chapitre 102

Responsabilité individuelle

Notre Père céleste ne nous demande ni plus ni moins que ce dont il nous a rendus capables de faire. Il n’impose pas à ses serviteurs des fardeaux qu’ils ne peuvent porter. “Il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière.” Nous pouvons donc faire par sa grâce tout ce qu’il demande de nous.

“On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné.” Individuellement, nous serons tenus responsables si nous faisons un iota de moins que ce que nous aurions dû faire. Le Seigneur mesure avec exactitude chacune de nos possibilités; aussi sait-il ce qu’il peut attendre de nous. Les talents utilisés entreront en ligne de compte au dernier jour aussi bien que ceux dont on aura fait usage. Car Dieu nous tient responsables de tout ce que nous pourrions devenir par un sage emploi des talents reçus. Nous serons jugés d’après ce que nous aurions pu faire, mais que nous n’avons pas fait parce que nous n’avons pas employé toutes nos facultés à la gloire de Dieu. Même si nous ne perdons pas notre âme, nous ressentirons pendant l’éternité la perte occasionnée par notre négligence à développer nos talents et nos connaissances.

Mais quand nous nous donnons entièrement à Dieu, et que nous suivons intégralement ses directives, il se rend responsable de nos progrès. Il ne veut pas que nous nous préoccupions des résultats de nos efforts désintéressés et énergiques. Nous ne devons même pas penser à un échec possible, car nous avons été appelés à collaborer avec Celui qui ne connaît pas l’insuccès.

Ne parlons jamais de notre faiblesse ou de notre incapacité: ce serait se rendre coupable de méfiance à l’égard de Dieu et de sa Parole. Quand, accablés sous le faix, nous murmurons, quand nous refusons les responsabilités que Dieu veut nous confier, nous disons virtuellement qu’il est un maître dur et sévère qui exige ce qu’il ne nous a pas donné. — Les paraboles de Jésus, 316, 317.

La valeur de l’argent

L’argent ne nous a pas été donné pour que nous acquérions les honneurs et la gloire. En qualité d’administrateurs fidèles, nous devons l’employer pour l’honneur et la gloire de Dieu. Certains pensent qu’il n’y a qu’une partie de leurs biens qui est au Seigneur, et quand ils ont consacré cette partie à des œuvres charitables ou à l’église, ils estiment que le reste leur appartient et qu’ils peuvent l’employer à leur fantaisie. C’est une erreur. Tout ce que nous possédons est au Seigneur, et nous devrons lui en rendre compte un jour. L’emploi que nous faisons de chaque franc démontrera si nous aimons Dieu par-dessus tout et notre prochain comme nous-mêmes.

L’argent est précieux parce qu’il peut faire beaucoup de bien. Entre les mains des enfants de Dieu, c’est de la nourriture pour les affamés, de la boisson pour celui qui est altéré, des vêtements pour celui qui est nu, une défense pour l’opprimé et un secours pour les malades. S’il n’est pas employé en vue des besoins de l’existence et du bien de nos semblables, pour servir à édifier la cause du Christ, il n’a pas plus de valeur que le sable. — Les paraboles de Jésus, 360.