Je suis chargée de donner à notre Eglise un message au sujet de la réforme sanitaire, car beaucoup d’adventistes se sont écartés de ses principes.
Dieu désire que ses enfants atteignent à la stature parfaite d’hommes et de femmes en Jésus-Christ. Pour y arriver, ils doivent faire un usage judicieux de toutes les facultés de l’esprit, de l’âme et du corps. Ils ne sauraient se permettre de gaspiller aucune force mentale ou physique.
La question de savoir comment préserver la santé a une importance capitale. En l’examinant dans la crainte de Dieu, nous nous rendons compte qu’il vaut mieux, pour notre développement physique et spirituel, observer un régime simple. Etudions cette question avec persévérance.* Il nous faut des connaissances et du jugement pour agir sagement à cet égard. Les lois de la nature ne peuvent être violées impunément.
Tous ceux qui ont compris les dangers de l’usage de la viande, du thé et du café, ainsi que d’aliments trop riches ou préparés d’une mauvaise manière, et qui sont décidés à contracter une alliance avec Dieu par le sacrifice, banniront de leur régime tout ce qu’ils savent être antihygiénique. Dieu exige que les appétits soient purifiés, et que l’on renonce à ce qui peut nuire à la santé. C’est ainsi que nous pourrons être à ses yeux un peuple parfait.
Responsabilité personnelle
L’Église du “reste” doit être une Eglise convertie. Il faut que la proclamation du message ait pour résultat la conversion et la sanctification des âmes, et que la puissance de l’Esprit se fasse sentir dans notre Mouvement. Ce message merveilleux, précis, est pour tous. Il doit être proclamé d’une voix forte. Croyons fermement qu’il prendra une importance croissante jusqu’à la fin des temps.
Il est des chrétiens de profession qui acceptent certaines parties des Témoignages comme venant de Dieu, mais en rejettent d’autres qui condamnent leurs habitudes favorites. Ces personnes travaillent contre leur intérêt et celui de l’Eglise. Il est essentiel que nous marchions dans la lumière. Ceux qui prétendent croire à la réforme sanitaire et en renient les principes dans leur vie quotidienne se font du mal à eux-mêmes et produisent une impression défavorable sur l’esprit des croyants et des incroyants.
Fortifiés par l’obéissance
Une responsabilité solennelle repose sur tous ceux qui connaissent la vérité: celle de veiller à ce que leurs actes correspondent à leur foi. Il faut que leurs vies soient affinées et sanctifiées, afin qu’ils puissent être préparés pour l’œuvre qui doit s’accomplir rapidement aux derniers jours de la proclamation du message. Ils n’ont ni temps ni force à dépenser dans la satisfaction de leurs appétits. Ces paroles devraient retentir puissamment à nos oreilles: “Repentez-vous et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur.” Actes 3:19. Ils sont nombreux parmi nous ceux qui manquent de spiritualité et qui, à moins d’une réelle conversion, seront irrémédiablement perdus. Voulez-vous courir ce risque?
Beaucoup se privent des riches bénédictions divines par leur orgueil et leur manque de foi. S’ils ne s’humilient devant le Seigneur, ils seront surpris et déçus lorsque retentira ce cri: “Voici l’époux!” Matthieu 25:6. Ils connaissent la théorie de la vérité, mais ils n’ont pas d’huile dans leurs vases pour remplir leurs lampes. A notre époque, la foi ne doit pas être une simple adhésion à la théorie du message du troisième ange; il nous faut l’huile de la grâce du Christ pour que nos lampes puissent faire resplendir la lumière de la vie, indiquant la route à ceux qui sont dans les ténèbres.
Si nous ne voulons pas avoir une vie religieuse maladive, travaillons avec zèle et sans tarder à notre salut, avec crainte et tremblement. Beaucoup ne donnent pas la preuve certaine qu’ils sont fidèles à leur vœu baptismal. Leur zèle est refroidi par le formalisme, les ambitions mondaines, l’orgueil et l’égoïsme. A certaines occasions, ils sont émus, mais ils ne “tombent pas sur le Rocher”, Jésus-Christ. Ils ne viennent pas au Seigneur avec des cœurs brisés par la repentance et la confession. Ceux qui passent par une véritable conversion manifesteront dans leurs vies les fruits de l’Esprit. Oh, puissent-ils comprendre, ceux dont la vie spirituelle est si déficiente, que la vie éternelle n’est accordée qu’aux hommes devenus “participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise”! 1 Pierre 1:4.
Seule la puissance du Christ peut opérer dans les cœurs. C’est elle qui transforme tous ceux qui désirent participer à la vie nouvelle dans le royaume des cieux. “Si un homme ne naît de nouveau, a dit le Sauveur, il ne peut voir le royaume de Dieu.” Jean 3:3. La religion qui vient de Dieu est la seule qui puisse conduire à lui. Pour le servir normalement, il faut que nous soyons nés de l’Esprit divin. Nos cœurs seront alors purifiés, nos esprits renouvelés, et nous recevrons de nouvelles aptitudes pour connaître et aimer Dieu. Nous obéirons spontanément à toutes ses exigences. C’est là le culte véritable.
Dieu exige que son peuple fasse des progrès continuels. Sachons que la satisfaction de nos appétits est le plus grand obstacle au développement mental et à la sanctification de l’âme. Malgré toutes nos connaissances en ce qui concerne la réforme sanitaire, il en est un bon nombre parmi nous qui se nourrissent mal. La satisfaction de l’appétit est la cause principale de la débilité physique et mentale, de l’épuisement et des morts prématurées. Que celui qui recherche la pureté de l’esprit se souvienne qu’il y a en Christ une puissance capable de dominer l’appétit.
Aliments carnés
Si nous pouvions tirer quelque profit de l’usage de la viande, je ne vous adresserais pas cet appel; mais je sais qu’il n’en est pas ainsi. Les aliments carnés nuisent à l’organisme, et il faut apprendre à s’en passer. Ceux qui peuvent suivre un régime végétarien et qui préfèrent satisfaire leurs propres goûts à cet égard, mangeant et buvant à leur guise, négligeront graduellement les instructions que le Seigneur a données concernant d’autres aspects de la vérité présente. Ils perdront la faculté de la percevoir et moissonneront certainement ce qu’ils auront semé.
Il m’a été montré qu’on ne devait pas servir aux élèves de nos écoles de la viande ou des aliments reconnus antihygiéniques. Tout ce qui pourrait faire naître des désirs pour des stimulants doit être banni de la table. Je fais appel aux jeunes, aux personnes d’âge mûr et aux vieillards. Renoncez aux choses qui vous font du mal. Servez le Seigneur par le sacrifice.
Que les enfants participent d’une manière intelligente à cette œuvre. Nous sommes tous membres de la famille céleste, et le Seigneur aimerait que les croyants, jeunes et vieux, soient décidés à dominer leurs appétits et à économiser l’argent nécessaire à la construction de chapelles et à l’entretien de missionnaires.
Je suis chargée de dire aux parents: Placez-vous, corps, âme et esprit, du côté du Seigneur. N’oubliez jamais, pendant les jours de grâce qui vous sont accordés, que vous êtes à l’épreuve devant le Maître de l’univers. Ne voulez-vous pas abandonner vos mauvaises habitudes? Les paroles coûtent peu. Que vos actes témoignent que vous voulez obéir aux ordres divins. Vous pourrez ainsi apporter au trésor une partie de l’argent que vous aurez économisé, et alors il sera possible de poursuivre l’œuvre de Dieu.
Il en est qui croient ne pas pouvoir se passer de viande. Si ces personnes voulaient se placer du côté du Seigneur, et suivre résolument le chemin où il nous conduit, elles recevraient force et sagesse comme Daniel et ses compagnons. Elles se rendraient compte que le Seigneur leur donne un jugement sain. Beaucoup seraient étonnées de voir tout ce qu’elles pourraient mettre de côté pour la cause de Dieu. Les petites sommes économisées en faisant des sacrifices contribueraient davantage à soutenir l’œuvre du Seigneur que des dons plus importants, mais qui n’ont pas exigé de renoncement.
Les Adventistes du Septième Jour possèdent des vérités de la plus haute importance. Il y a plus de quarante ans * que le Seigneur nous a communiqué des lumières particulières sur la réforme sanitaire. Qu’en faisons-nous? Ils sont nombreux ceux qui ont refusé de suivre les instructions que le Seigneur nous a données. En tant qu’adventistes, efforçons-nous de réaliser des progrès proportionnés à la lumière reçue. Il est de notre devoir de comprendre et de respecter les principes de la réforme sanitaire. En ce qui concerne la tempérance, nous devrions être en avance sur tous les autres. Cependant, il y a parmi nous des membres d’église qui ont été bien instruits à cet égard, et même des prédicateurs, qui manquent de respect pour la lumière que le Seigneur nous a donnée. Ils mangent selon leurs goûts et font ce qui leur plaît.
Que nos professeurs et les hommes qui dirigent notre œuvre se placent résolument sur le terrain biblique en ce qui concerne la réforme sanitaire. Qu’ils rendent un bon témoignage devant ceux qui croient que nous sommes parvenus aux derniers jours de l’histoire du monde. Une distinction très nette doit être faite entre ceux qui servent Dieu et ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes.
Il m’a été montré que les principes qui nous ont dirigés au début du message sont aussi importants et méritent d’être considérés aussi consciencieusement qu’à ce moment-là. Il en est qui n’ont jamais suivi la lumière qui nous a été donnée sur la question alimentaire. C’est le moment aujourd’hui de sortir celle-ci de dessous le boisseau, afin qu’elle se montre dans tout son éclat.
Les principes qui sont à la base d’une vie saine ont une grande importance pour nous en tant qu’individu et en tant que peuple. Lorsque le message de la réforme sanitaire me parvint pour la première fois, j’étais très faible et sujette à de fréquents évanouissements. Je suppliai le Seigneur de me venir en aide, et c’est alors qu’il me présenta le grand sujet de cette réforme. Il me montra que ceux qui veulent observer ses commandements doivent être en communion intime avec lui, et que par la tempérance dans le manger et dans le boire, ils maintiendront leur esprit et leur corps dans les conditions les plus favorables pour le servir. Cette lumière a été pour moi une grande bénédiction. Je pris alors position en faveur de la réforme sanitaire, persuadée que le Seigneur me fortifierait, et je puis dire que je jouis aujourd’hui d’une meilleure santé, malgré mon âge, que dans ma jeunesse.
Certains prétendent que je n’ai pas suivi les principes de la réforme tels que je les ai défendus par la plume. Mais je puis affirmer que je m’y suis toujours conformée fidèlement. Les membres de ma famille peuvent en témoigner.
“À la gloire de Dieu”
Nous n’avons pas de régime précis à prescrire. Mais nous disons que dans les pays où abondent les fruits et les céréales, la viande n’est pas l’aliment qui convient au peuple de Dieu. Il m’a été montré que celle-ci tend à abrutir le corps, à priver hommes et femmes de l’amour et de la sympathie qu’ils doivent éprouver les uns pour les autres, et à soumettre leurs facultés les plus nobles aux passions inférieures. Si l’usage de la viande a jamais été sain, il ne l’est plus aujourd’hui. Le cancer, les tumeurs et les maladies pulmonaires sont en grande partie causés par la consommation de la viande.
Il ne faut cependant pas faire du végétarisme une question d’entrée dans l’église, mais nous devrions tenir compte de l’influence qu’exercent sur les autres les croyants de profession faisant usage de viande. En tant que messagers du Seigneur, ne dirons-nous pas à tous: “Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu”? 1 Corinthiens 10:31. Ne devons-nous pas nous déclarer nettement contre la satisfaction des appétits? Un prédicateur de l’Evangile, proclamant la vérité la plus solennelle qui ait jamais été confiée aux mortels, donnera-t-il le mauvais exemple en retournant aux potées de viande d’Egypte? Est-il possible que ceux qui sont soutenus par les dîmes provenant du trésor de Dieu consentent, par une complaisance coupable, à empoisonner le courant vivifiant qui circule dans leurs veines? Mépriseront-ils la lumière et les avertissements que le Seigneur leur a donnés? La santé du corps doit être considérée comme essentielle à la croissance dans la grâce et à la formation d’un caractère normal. Si l’estomac ne reçoit pas les soins nécessaires, la formation de ce caractère en sera entravée. Le cerveau et les nerfs sont en étroite relation avec l’estomac. Des erreurs dans le manger et le boire en entraînent d’autres dans la pensée et dans les actes.
Aujourd’hui, nous sommes tous mis à l’épreuve. Nous avons été baptisés en Christ. Si nous voulons éviter tout ce qui tend à nous affaiblir et à nous rendre impropres à notre tâche, nous recevrons la force nécessaire pour croître en Christ, notre chef, et nous verrons le salut de Dieu.
Ce n’est que lorsque nous considérerons d’une manière intelligente les principes d’une vie saine que nous pourrons bien discerner les maux qui résultent d’un régime erroné. Ceux qui, après avoir constaté leurs erreurs, auront le courage de changer leurs habitudes, s’apercevront que la réforme exige beaucoup de luttes et de persévérance. Mais lorsqu’ils auront formé des goûts normaux, ils se rendront compte que l’usage de la viande, qu’ils considéraient inoffensif, préparait lentement mais sûrement la dyspepsie et d’autres maladies.
Pères et mères, veillez et priez. Gardez-vous avec soin de l’intempérance, sous quelque forme que ce soit. Enseignez à vos enfants les principes d’une véritable réforme sanitaire. Dites-leur ce qu’il faut éviter pour conserver une bonne santé. La colère divine s’exerce déjà contre les rebelles. Quels crimes, quels péchés, quelles pratiques iniques se manifestent de tous côtés! En tant qu’adventistes, nous devons préserver avec soin nos enfants de toute relation avec ceux qui sont dépravés.
Enseigner les principes de la santé
On devrait faire de plus grands efforts pour vulgariser les principes de la réforme sanitaire. Organisons des cours de cuisine, et donnons dans les familles des instructions sur l’art de préparer des aliments sains. Que jeunes et vieux apprennent à cuisiner plus simplement. Partout où la vérité est proclamée, enseignons aux gens à préparer des aliments d’une manière à la fois simple et appétissante. Montrons-leur qu’un régime nourrissant peut être obtenu sans viande.
Disons-leur qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Que nos médecins, en sages éducateurs, montrent les dangers de l’intempérance, et enseignent que s’abstenir des choses que Dieu a défendues est le seul moyen de préserver la santé du corps et de l’esprit.
Il faut beaucoup de tact et de sagesse pour conseiller à ceux qui commencent à pratiquer la réforme sanitaire un régime nourrissant devant remplacer celui qu’ils ont suivi jusqu’alors. Cela exige la foi en Dieu, une volonté ferme et le désir d’être utile à ses semblables. Un régime déficitaire jette le blâme sur la réforme sanitaire. Nous sommes mortels, et il faut fournir à nos corps une nourriture fortifiante.
Les extrêmes dans le réime
Certains adventistes, tout en s’abstenant consciencieusement d’aliments malsains, négligent de s’accorder les éléments nécessaires au soutien de leur corps. Ceux qui poussent à l’éxtrême la réforme sanitaire courent le danger de préparer des plats insipides dont on ne peut se satisfaire. Les aliments doivent être préparés de telle manière qu’ils soient appétissants en même temps que nourrissants. Il ne faut pas refuser à notre organisme ce dont il a besoin. J’emploie un peu de sel, et je l’ai toujours fait, parce que ce dernier, loin d’être nuisible, est indispensable au sang. Les légumes devraient être rendus appétissants par un peu de crème ou de lait, ou d’un équivalent.
Bien que des avertissements aient été donnés contre les dangers de l’usage du beurre et d’une grande consommation d’œufs par de petits enfants, il ne faut cependant pas considérer comme une violation de nos principes l’emploi d’œufs de poules qui sont bien soignées et convenablement nourries. Ceux-ci possèdent des propriétés qui combattent efficacement certains poisons.
D’aucuns, en s’abstenant de lait, d’œufs et de beurre, ont négligé d’assurer à leur organisme une nourriture suffisante. Ils se sont affaiblis au point de ne plus pouvoir travailler, et ils ont jeté le discrédit sur la réforme sanitaire. C’est ainsi que l’œuvre que nous nous sommes efforcés d’établir solidement a été compromise par des bizarreries que le Seigneur n’a pas exigées, et les énergies de l’Eglise en ont été paralysées. Mais Dieu interviendra pour prévenir les conséquences de tels excès. L’Evangile doit réconcilier une race pécheresse, amener riches et pauvres ensemble aux pieds de Jésus.
Le temps viendra où il se peut que nous devions proscrire des aliments dont nous usons aujourd’hui, tels que le lait, la crème et les œufs. Mais il n’est pas nécessaire de nous créer des difficultés par des restrictions prématurées et exagérées. Attendez que les circonstances l’exigent et que le Seigneur ouvre la voie.
Ceux qui veulent proclamer avec succès les principes de la réforme sanitaire doivent prendre la Parole de Dieu pour guide et pour conseiller. Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront faire un bon travail. Ne donnons jamais un mauvais exemple au sujet de la réforme sanitaire en négligeant de prendre des aliments saints et appétissants au lieu et place d’aliments nuisibles auxquels nous avons renoncé. N’encouragez d’aucune manière le désir d’user de stimulants. Ne prenez que des aliments simples, sains, et remerciez le Seigneur constamment pour les principes de la réforme sanitaire. En toutes choses, pratiquez la droiture et la fidélité, et vous remporterez de précieuses victoires.
Le régime en différents pays
Tout en combattant la gloutonnerie et l’intempérance, il faut reconnaître les conditions auxquelles la famille humaine est assujettie. Dieu a pourvu aux besoins des hommes qui vivent dans les différentes parties du monde. Que ceux qui désirent collaborer avec le Seigneur réfléchissent sérieusement avant de spécifier de quels aliments on doit ou on ne doit pas faire usage. Il faut entrer en contact avec les masses. Si la réforme était enseignée sous sa forme extrême à ceux qui ne peuvent l’adopter à cause des circonstances particulières où ils se trouvent, il en résulterait plus de mal que de bien. Lorsque je prêche l’Evangile aux pauvres, je suis chargée de leur dire de prendre ce qui est le plus nourrissant. Je ne puis leur conseiller: “Vous ne devez manger ni œufs, ni lait, ni crème. N’employez pas de beurre en préparant vos aliments.” L’Evangile doit être prêché aux pauvres, mais le temps n’est pas encore venu de prescrire le régime le plus sévère.
Un mot à ceux qui hésitent
Les prédicateurs qui se croient libres de satisfaire leurs appétits sont loin de l’idéal qui nous est proposé. La volonté de Dieu est qu’ils soient convaincus de la réforme sanitaire et se conforment à la lumière qui a été donnée à ce sujet. Je suis attristée lorsque je constate que ceux qui devraient être zélés pour les principes sanitaires n’ont pas encore adopté la bonne manière de vivre. Je demande au Seigneur de leur montrer la grande perte qu’ils subissent. Si les choses étaient ce qu’elles doivent être parmi ceux qui édifient l’Eglise, nous ferions deux fois plus pour Dieu.
Conditions de l’exaucement des prières
Pour obtenir et conserver la pureté, les Adventistes du Septième Jour doivent posséder dans leurs cœurs le Saint-Esprit. Le Seigneur m’a montré que quand l’Israël spirituel s’humiliera devant lui et bannira toute souillure, il écoutera ses prières en faveur des malades, et donnera de l’efficacité aux remèdes. Les efforts de l’homme sont bénis, lorsqu’il fait tout ce qu’il peut, avec foi, pour combattre la maladie, employant les simples méthodes de traitements que le Seigneur a indiquées.
Si, après avoir reçu tant de lumière, le peuple de Dieu cultive de mauvaises habitudes, s’il recherche sa propre satisfaction et s’oppose à la réforme, il en subira inévitablement les conséquences. Dieu ne préservera pas miraculeusement ceux qui sont décidés à satisfaire à tout prix leur appétit perverti. Ils se “coucheront dans la douleur”. Ésaïe 50:11. Les présomptueux qui disent: “Dieu m’a guéri, il n’est pas nécessaire que je m’impose un régime; je puis manger et boire à ma guise”, auront bientôt besoin, dans leur corps et dans leur âme, de la puissance guérissante de Dieu. Ce n’est pas parce que le Seigneur vous a miséricordieusement guéris que vous pouvez imiter les pratiques du monde. Conformez-vous à l’ordre du Christ, après ses guérisons: “Va, et ne pèche plus.” Jean 8:11. Il ne faut pas que l’appétit soit votre dieu.
Le Seigneur avait promis à Israël que s’il s’attachait à lui et lui obéissait en toutes choses, il le préserverait de toutes les maladies dont il avait frappé les Egyptiens. Mais cette promesse était conditionnelle. Si les Israélites avaient suivi les instructions reçues, et tiré profit de leurs avantages, ils auraient été pour le monde une leçon de choses par leur santé et leur prospérité. Mais ils ne réalisèrent pas le dessein que Dieu s’était proposé à leur égard, et ils perdirent ainsi les bénédictions qui leur étaient réservées. Néanmoins, Joseph, Daniel, Moïse, Elie, et tant d’autres nous ont laissé de nobles exemples des résultats que l’on peut obtenir en se conformant aux règles établies. La même fidélité produira aujourd’hui des résultats semblables. C’est à nous que s’adressent ces paroles: “Vous êtes une race élue,* un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.” 1 Pierre 2:9.
Abandon et repos
Ils sont nombreux ceux qui se privent des bienfaits du Seigneur en ce qui concerne la santé et les dons spirituels. Ils luttent pour obtenir des victoires et des bénédictions particulières en vue d’accomplir de grandes choses; mais pour atteindre ce but, ils croient devoir être toujours en prière et dans les larmes. Ce n’est que lorsqu’ils s’appliqueront à sonder les Ecritures pour connaître la volonté divine, afin de s’y soumettre sans réserve, qu’ils trouveront le repos du cœur. Toutes leurs angoisses, toutes leurs larmes, toutes leurs luttes ne sauraient leur assurer les bénédictions après lesquelles ils soupirent. Qu’ils abandonnent le moi entièrement, et fassent ce qui se présente à eux, tout en s’appropriant la grâce abondante du Seigneur promise à tous ceux qui la réclament avec foi.
“Si quelqu’un veut venir après moi, a dit Jésus, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.” Luc 9:23. Imitons la simplicité et le renoncement de l’homme du Calvaire par la parole et une vie sainte. Il s’approche tout près de ceux qui se consacrent à lui. Si jamais il y eut une époque où il était nécessaire que l’esprit de Dieu travaille dans nos cœurs, c’est bien maintenant. Saisissons-nous de la puissance divine, afin de pouvoir vivre dans la sainteté et le renoncement.